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Guide du Tourisme au Maroc: Tourisme à Azilal

Azilal Ouzoud Maroc

A quelques 1351 m d’altitude se niche la ville d’Azilal dans la chaine montagneuse de l’Atlas. Une ville de charme  et de traditions, fière d’un riche patrimoine culturel. Aujourd’hui elle se targue d’avoir une place d’honneur dans le guide du Maroc et attire de plus en plus de touristes chaque année. C’est devenu une destination incontournable qui dynamise le tourisme au Maroc.

Azilal Ouzoud Maroc

Traditions, culture et Histoire de la ville

La ville d’Azilal est d’origine Amazigh. La tribu Ait Messat a combattu la colonisation française sans succès et les troupes françaises ont envahi Azilal en en 1916. La ville d’Azilal est réputée pour l’hospitalité de ses habitants et la gastronomie exceptionnelle de la région ; elle offre des mets variés avec comme plats phares le couscous berbère, le tagine aux olives et à l’huile d’argan et le fameux amlou apprécié par tous les marocains.

Données géographiques

On peut rejoindre la ville d’Azilal depuis Beni Mellal qui se trouve à quelques 86km seulement, ou encore depuis Marrakech qui se situe à 242 km. La cité se situe au cœur même de la chaine de l’Atlas qui la sépare de Kelaat Megouna, pas loin du mont Mgoun qui la surplombe du haut de ses 4071 mètres.

Sites touristiques Incontournables de la ville/ Lieux à visiter

Il y a tant à voir à Azilal et ses alentours. Parmi les endroits à ne manquer sous aucun prétexte, il y a :

  • Les cascades d’Ouzoud : un site naturel offrant un panorama inédit qui attire autant de touristes nationaux qu’internationaux.
  • Le Pont naturel de Imini n’Ifri : pas loin de la ville de Demnate se trouve ce pont qui constitue une réelle attraction de la région.Ouzoud Casacade
  • Le Lac de Bine el widane : le lac et ses alentours est l’une des merveilles à visiter à Azilal. Pour faire une randonnée, un pique-nique ou une pour admirer les espèces qui peuplent la zone, le lac de Bine el Widane est incontournable dans la région d’Azilal.
  • Les gorges de l’oued Ahanesal : une autre merveille se trouvant aux environs d’Azilal qui remporte beaucoup de succès notamment parmi les adeptes de la géologie et ses surprises.
  • La Réserve naturelle de Tamga : c’est l’un des lieux à visiter à Azilal ; elle réunit de nombreuses espèces de faune et de flore qui font la fierté de la région.
  • La vallée des Aït Bougmèz et son centre de Tabant : Mgoun en arrière-plan offre un panorama inégalé qui surplombe la vallée des Ait Boguemaz, l’une des plus belles de la région.

Au niveau gastronomie, Azilal, comme toute ville marocaine, vous enchantera avec des plats très riches et variés ; vous pourrez déguster un couscous berbère, un tajine aux olives, un tajine de poisson ou encore d’autres mets à base d’huile d’argan, d’huile d’olive ou d’amlou. Vous apprécierez aussi l’hospitalité locale autour d’un Thé à la menthe traditionnel et des pâtisseries marocaines.

Guide du Tourisme au Maroc: Tourisme à Tetouan

tetouan Maroc

Tétouan est la ville andalouse du Royaume. Son caractère unique la distingue de ses voisines du nord et lui a valu une place de choix dans le guide du Maroc.

tetouan Maroc

Traditions, culture et Histoire de la ville

Le guide touristique de la ville relate son histoire qui commence 5000 ans avant JC soit à l’ère néolithique avec les traces de la présence de l’homme dans la grotte de Taht lghar et celle de Ghar Lakhal. Mais Tétouan n’existe en tant que ville que depuis le IIIe siècle avant JC et à cette époque elle s’appelait Tamuda ; elle a connu le passage des phéniciens et des romains plus précisément dans l’embouchure du Oued Martil. La ville a servi en l’an 1308 comme base militaire pour les invasions dirigées contre Ceuta occupée par les Andalous puis par les portugais en 1415, ce qui va dynamiser son rôle.

tetouan-medinaaLa ville a connu un afflux important de musulmans et de juifs provenant d’Andalousie lors de la reconquête de l’Espagne en 1492. Une autre arrivée massive a suivi en 1609 à la suite de l’expulsion des morisques par Philippe III d’Espagne. Tétouan a eu un rôle prépondérant en tant que port méditerranéen aux XVII et XVIIIe siècles surtout que les autres ports du royaume étaient sous occupation portugaise en cette période. Cependant la règle veut que chaque période de croissance se suive par un déclin et c’est ainsi que Tétouan perd de son éclat surtout avec l’essor de Tanger qui a commencé à attirer les consuls et de plus importants navires. Les choses ne s’arrangèrent pas avec l’épidémie de peste qui a sévit dans la cité entre 1818 et 1819 et qui a généré pas moins de 6259 morts. Quelques années plus tard, c’est l’invasion espagnole qui fait fuir une partie de la population et engendre l’arrêt de l’activité commerciale de Tétouan à cause du départ de près de 7000 commerçants juifs qui ont pris la destination de Tanger, Gibraltar et Oran.

Avec l’occupation espagnole de Tétouan, la ville sera élue capitale des provinces du nord du royaume en l’an 1913 et elle ne cédera ce statut qu’avec l’indépendance, pour laquelle la ville a sacrifié de nombreux martyrs menés par des nationalistes confirmés comme Abdelhak Torrès.

En dehors de l’histoire, Tétouan est une ville d’art. En effet la cité est connue pour ses styles musicaux ancestraux qui datent de quelques mille ans notamment la musique andalouse célébrée par de nombreux artistes de la région tels que : Arbi Temsamani et Jawq titwni. On ne peut négliger non plus la musique montagnarde de la région à savoir la taqtouqa jabaliya qui s’est grandement développé avec feu Abdessadeq Chaqara.

Tétouan est également réputée pour son art culinaire qui se distingue par sa variété. Parmi les plats les plus célèbres de la région, il y a la pastilla tétouanaise, sans omettre les gâteaux comme la faqqassa, le bechketou, le muscatcho, etc.

Données géographiques et Climat

Dans le rif occidental se trouve Tétouan, à 60 km de Tanger, et qui a pour voisine la ville occupée de Ceuta, mais aussi bon nombre de cités et villages côtiers des plus beaux du Maroc : Mdiq, Martil, Marina Smir et Cabo Negro.

Concernant le climat dominant la ville il est du type méditerranéen à la fois chaud et sec pendant l’été et plus frais en hiver. Mais ce qui caractérise le plus Tétouan c’est le vent fort qui souffle sur la région.

 Sites touristiques Incontournables de la ville/ Lieux à visiter

marina-smir

Marina Smir

Pour visiter Tétouan il faut prendre note des plus importants sites qui font honneur à la ville et qu’on retrouve dans son guide, il s’agit notamment de :

  • La Médina : C’est l’ancienne ville de Tétouan qui est protégée par des remparts de bonne dimension. La cité date du XVe siècle et son architecture est dominée par le style arabo-mauresque. Pour accéder à la médina, nombreuses portes ont été créées à cet effet telles que Bab El Oqla, Bab Remouz, Bab Nouader, entre autres. De part son importance la médina fait partie du patrimoine culturel de l’UNESCO depuis 1997.
  • Les Zaouias : Bon nombre de zaouias ont élu refuge dans l’ancienne médina de Tétouan. Il s’agit principalement de Zaouia Harraq, Sidi Saidi et Sidi Ali Ben Raissoun, ce qui donne un trait spirituel et religieux à la ville.
  • Les alentours de la ville : les environs de Tétouan offrent de magnifiques plages et stations balnéaires qui attirent chaque année de nombreux touristes nationaux et internationaux. Parmi les plages à visiter impérativement : celles de Martil et de Cabo Negro qui se situe à 14km de la cité.
  • Depuis Tétouan, on peut aussi faire le trajet vers Chefchaouen, l’une des plus belles villes du royaume et ses environs comme Akchour où on peut profiter de la cascade et grimper jusqu’au pont dit qantrate rabi.

Chronique de Mya – Casablanca: je t’aime…moi non plus

Casablanca Mosquée Hassan II

Casablanca

 Casablanca, la ville de toutes mes envies…

Combien de casablancais ont pesté contre leur ville ? Coincés dans les sempiternels embouteillages ou allègrement arrosés de monoxyde de carbone par un poids lourd –  intrus parmi tant d’autres en plein centre-ville…

Combien de casablancais ont pesté contre leur ville ? Coincés dans les sempiternels embouteillages ou allègrement arrosés de monoxyde de carbone par un poids lourd –  intrus parmi tant d’autres en plein centre-ville – nombre de mes compatriotes ont formulé le rêve de se retirer dans une autre ville du Maroc, plus calme et plus verte. Casablancaise de souche, je me surprends à avoir le même réflexe de projection : et pourquoi pas Marrakech ? J’aime cette ville solaire, son climat sec, ses couleurs chatoyantes et ses palmiers à perte de vue. Pourquoi pas Kenitra? Voilà une ville à taille humaine pas si loin de Casablanca, au trafic fluide, avec la côte de Mehdia comme atout certain. Quid de Rabat ? J’ai parfois soif de sa propreté, de sa verdure et de ses quartiers bourgeois aseptisés.

Je peste, je proteste, je me projette…mais je sais qu’au fond de moi, subsiste un attachement quasi-viscéral à ma ville. Elle agit comme un aimant anesthésiant mes envies d’ailleurs. Car pour être tout à fait honnête, toute projection s’accompagnant d’une planification réelle pour quitter Casablanca me déchire le cœur. Oui, c’est bien un déchirement que j’ai ressenti lorsque mon mari m’annonça un jour sa mutation possible à Rabat. Moi qui acquiesçais jadis à toutes ses projections abstraites de départs – lui, l’anti-casablancais par excellence – me voit ressentir un douloureux pincement au cœur, un désagréable sentiment d’être mise devant le fait accompli. Je n’ose pas être franche avec lui, je tourne autour du pot, j’avance des arguments rationnels contre ce déracinement annoncé : « tu sais, Rabat, par rapport ton boulot, ce n’est pas non plus le nerf de la guerre, tu y seras assez isolé » ou encore «c’est une ville presque trop calme pour des gens comme nous, tu ne penses pas ? ». Je n’assure décidément pas ce qui semble être un amour pour ma ville.

Casablanca, la ville de toutes mes envies…de partir et surtout de rester.

medina casablanca

Casa, comme disent les intimes, j’y ai planté mes territoires de jeu, j’y ai construit avec son sable et sa pierre, ses couleurs et ses senteurs l’univers idyllique de mon enfance.

Il s’agit d’un amour qui trouve racine dans les années insouciantes de l’enfance. Casablanca, c’était les campings en famille en bord d’océan atlantique, à construire des châteaux de sable un casse-croute au thon et du Fanta orange à la main, les pieds chatouillés par une mer presque impropre à la baignade, mais à l’écume tellement fraiche. C’était aussi les longues après-midi aux parcs Yasmina ou Sindibad pendant lesquelles j’avais droit à une overdose de manèges et de barbe à papa. Casa, comme disent les intimes, j’y ai planté mes territoires de jeu, j’y ai construit avec son sable et sa pierre, ses couleurs et ses senteurs l’univers idyllique de mon enfance.

Tout comme moi, la ville a grandi et a muri. Elle est devenue avant-gardiste et porte avec fierté le qualificatif de capitale économique.

Casablanca Mosquée Hassan II

Tout comme moi, la ville a grandi et a muri. Elle est devenue avant-gardiste et porte avec fierté le qualificatif de capitale économique. La voilà dotée d’un méga mall conforme aux meilleurs standards internationaux ; là voici foisonnant de marques nationales et internationales venant tirer profit du dynamisme économique de la ville. L’immobilier y est en plein boom et les promoteurs guettent le moindre mètre carré exploitable. Oui, la ville étouffe par tant de constructions et tant de voitures agglutinées dans ses artères. Mais c’est le prix à payer lorsque l’on est courtisée. Casablanca la Belle attire les investisseurs et les travailleurs, tout comme les touristes. Elle peut se vanter d’avoir sa Tour Eiffel à elle, l’imposante Mosquée Hassan II et son architecture entre bois et zellige. Casablanca combine incontestablement le charme d’une ville moderne, portant à bras le corps les traces d’un passé glorieux. Celle qui a vu naître à Anfa l’ère d’un Maroc libre, reste, malgré sa modernité, une ville humble avec sa médina, ses ruelles sans fin, ses marchés généreux et ses habitants attachants. Casablanca la Secrète a aussi ses musées, souvent inconnus du grand public, ses théâtres, ses vielles salles de cinéma, son patrimoine architectural,  bref, sa vie culturelle. Marocains, africains, français, chinois, espagnols, américains et j’en passe, habitent la ville et épousent à la fois sa modernité et son authenticité.

Il semble bien que ma relation avec Casablanca est semblable à une relation de proximité avec un être cher, une relation d’intimité dans le meilleur et dans le pire. Oui, au projet de quitter Addar Al Baydaa, je ferais décidemment toujours volte-face. Face aux projets de départs, je retournerais ma veste aussi longtemps que possible. A ceux qui veulent la quitter sans jamais vraiment partir, la ville offre dans son prolongement Bouskoura, au secours des désabusés de Casa. Un dernier cri du coeur : Casablanca, je t’aime.

Guide du Tourisme au Maroc: Tourisme à Agadir

agadir Maroc

Dans le sud-ouest marocain se trouve la ville d’Agadir, chef lieu de la région Souss-Massa’Draa, une cité côtière qui se distingue par son activité de pêche, son agriculture et son attrait touristique, qui lui ont valu d’être l’un des piliers du tourisme au Maroc.

agadir Maroc

 

Traditions, culture et Histoire de la ville d’Agadir

Très longtemps, l’histoire de la ville a été négligée et le guide du Maroc ne parle d’Agadir que depuis le tremblement de terre de 1960 ; pourtant, la ville existait bien avant. Elle a été mentionnée pour la première fois par l’historien Polybe au deuxième siècle avant JC qui s’y référait comme le cap de Rhysaddir, avant d’être située de façon cartographique en 1325 en portant la désignation de porto Mesegina ; le mot Agadir ou plus exactement « Agadir El-Arba » n’a été utilisé que vers 1510. L’histoire de la ville est intimement liée aux portugais qui y ont installé un comptoir et une forteresse vers 1505 dans le quartier de Founti. (déformation du mot portugais fonte qui signifie fontaine).

Mais le développement d’Agadir et le début du commerce avec l’Europe n’a eu lieu que vers le XVIIe siècle, avec les échanges de sucre, de cire, de cuivre, de peaux et de cuirs. Puis, lors du règne de Moulay Ismail, les hollandais installèrent leur comptoir et contribuèrent à la restauration de la ville qui a été frappée par un tremblement de terre en 1731. Après une certaine période de prospérité la ville est désertée et elle tombe en ruine jusqu’au règne du sultan Moulay Hassan qui ré-activa le commerce. Agadir ne gagne en renommée à l’échelle mondiale qu’après l’arrivée d’une canonnière allemande en 1911.

Si l’histoire d’Agadir n’a pas été aussi valorisée qu’elle le mérite, la culture et les traditions de la ville attestent d’un patrimoine riche et millénaire.  L’une des fiertés de la ville sont sa musique et sa danse particulière, à savoir Ahouach, une expression d’une culture séculaire qui met en scène la vie communautaire (danses guerrières, moisson et récolte, évolution des saisons, etc.). Puis, il y a la poésie des Rwais qui sont en fait des poètes chanteurs utilisant des instruments de musique ancestraux comme la Ribab, la luth, les tambours et le naquous. On ne peut parler de la culture amazigh sans s’arrêter un moment sur lehdert n temgharine, qui correspond à un rituel de chant réservé à la gente féminine. Il se déroule à travers trois cérémonies rendant hommage aux jeunes filles, puis aux femmes mariées et aux femmes âgées. Les rituels sont organisés dans le respect des coutumes locales et des codes sociaux très rigoureux.

Données géographiques et Climat d’Agadir

La ville d’Agadir est une agglomération de quelques 600 000 habitants occupant la septième position au niveau du royaume. C’est aussi la plus grande station balnéaire au Maroc, mettant à profit les 340 jours d’ensoleillement dont bénéficie la région. Le climat doux et tempéré qui dure la quasi-totalité de l’année lui a valu l’afflux de nombreux touristes qui s’y installent de plus en plus nombreux ou y passent leurs vacances. La ville dispose d’une plage qui s’étire sur 10 km et est dotée de l’une des plus belles promenades de front de mer au monde.

La température moyenne d’Agadir varie entre 14 et 16 C° en hiver pour atteindre 20 à 25 C° en été ; elle est marquée de temps à autre par l’air saharien communément appelé chergui qui fait grimper les températures à 40 C°, voire plus. Autrement dit, Agadir offre un climat idéal permettant de se baigner dans ses eaux tout au long de l’année.

Coucher de soleil Agadir

Agadir Musée Municipal du Patrimoine Amazigh

Cascade d'Imouzzer Ida Outanane

Vallée des oiseaux - Agadir

Sites touristiques Incontournables  de la ville/ Lieux à visiter – Agadir

Agadir est la deuxième plus importante ville touristique du royaume après la cité ocre, et ses deux baies d’Agadir ville et Taghazout sont membres du club des plus belles baies du monde. Pour un visiteur il y a tant de lieux à voir et à admirer :

  • Agadir Oufella : c’est une montagne peu haute qui surplombe la ville d’Agadir et qui contient l’ancienne kasbah de la cité, créée quelques centaines d’années plus tôt. Elle offre un panorama inédit sur la ville, la baie et la plage d’Agadir ainsi que sur le port de plaisance de la marina et le port de pêche.
  • Vallée des oiseaux : un zoo joliment conçu à l’enceinte même de la ville et qui la traverse de part en part tout au long de l’avenue des administrations et plus exactement depuis le boulevard Hassan II et jusqu’au boulevard 20 Août.
  • Souk El Had : C’est un marché jadis hebdomadaire qui se tenait le jour du dimanche d’où son nom el Had et qui est devenu de nos jours, un marché quotidien qui se tient six jours de la semaine et ferme le lundi uniquement. Il réunit tout se dont on peu avoir besoin,  et est organisé en fonction de « rayons » tel un hypermarché. On y trouve le marché des produits frais (fruits et légumes), une partie réservée aux bouchers, aux poulaillers et aux poissonniers, les boutiques pour vêtement, les vendeurs de gâteaux faits maison, les herboristes, les produits d’artisanat, les menuisiers, les ferronniers, les bijoutiers, etc.
  • Musée municipal Bert Flint : Le guide touristique de la ville cite le musée municipal Bert Flint qui se situe sur le  boulevard Mohammed V. Ce musée a été créé en 1992 et il réunit les objets traditionnels de la région notamment des objets d’art provenant de la vallée du Sousse, des costumes, des bijoux, des meubles et des instruments du sud du Maroc. Une collection rassemblée par l’historien néerlandais Bert Flint dont le musée porte le nom.
  • Musée du patrimoine Amazigh : Situé sur l’avenue Hassan II, ce musée retrace la vie quotidienne des Amazighs à travers l’exposition d’une collection inédite de bijoux traditionnels de la région de Souss, mais aussi des poteries, des meubles, des outils utilisés par les artisans locaux, etc.
  • Jardin d’Olhao : dit également le jardin portugais, qui comprend un jardin botanique et un musée mémorial qui commémore la mort de plus de 18.000 personnes lors du tremblement de terre de 1960. Le jardin et le musée se situent dans le quartier de Talborjt.
  • Visiter les environs : Dans le guide de la ville, on mentionne toujours les environs d’Agadir et dont la visite est incontournable. Il s’agit notamment d’Imouzzer Ida-Outanane qui se trouve à quelques 60 km au nord-est de la cité et qui réunit des gorges et une chute d’eau d’une beauté époustouflante. Il y a également les plages de Taghazout et Tamraght qui connaissent un afflux important des touristes surtout après l’aménagement de leurs baies en 2007. Enfin, il y a le parc national de Souss-Massa qui se situe au sud de la ville à quelques 70 km, de même que le village des pêcheurs de Tifnit.

Chronique de Mya – Sur les pas du Prophète de l’islam…pour se souvenir des belles choses – de ce monde et de l’Autre

Muhammad, vie du Prophète

Muhamma prohete de l islam

 

 

 Muhammad, vie du Prophète (sws)¹

Je viens d’achever la lecture de mon livre du moment : Muhammad, vie du Prophète  de Tariq Ramadan. Je l’achève avec autant de plaisir que je l’ai commencé. Il ne s’agit pas d’une biographie classique du Prophète de l’islam, telle qu’ont pu la constituer dans le passé les historiens ou savants musulmans. Elle ne foisonne pas de dates et ne relate pas détail par détail les faits historiques. Elle se veut être un récit révélateur de la personnalité de Muhammad (sws), récit à partir duquel tout un chacun (musulman ou non) peut tirer les enseignements éthiques et spirituels qui reflètent l’essence même du message de l’islam. On peut lire dans le livre que ‘Aïsha’ – la femme de Muhammad (sws) – disait de lui que « son caractère était le Coran ». Quelle chance alors de pouvoir appréhender Le Livre Sacré des musulmans, parole du Divin, par la seule connaissance de ce qu’a été la vie et le comportement de son Envoyé.

c’est bien un dialogue qui s’établit avec Muhammad (sws), à la lumière de sa vie, de ses attitudes et de la genèse de ses prises de décision.

En refermant le livre, j’essaie de me remémorer les passages qui m’ont fait sourire, ceux qui m’ont fait rêver et ceux qui m’ont fait tressaillir, moi femme marocaine. Il est vrai que je suis de culture arabo-musulmane, cela facilite ce dialogue qui s’entame avec l’Envoyé dès les premiers chapitres du livre. Car c’est bien un dialogue qui s’établit avec Muhammad (sws), à la lumière de sa vie, de ses attitudes et de la genèse de ses prises de décision. Il s’agit d’un dialogue singulier, doublé d’une introspection. Le propre du dialogue est de s’adresser à quelqu’un et de recevoir une réponse, puis de relancer ainsi la discussion tout en construisant un échange qui fait sens. Qui es-tu Muhammad ? Quelle a été ta vie en tant que berger orphelin, en tant que commerçant digne de confiance, en tant que mari respectueux, en tant que guide des croyants, bref, en tant qu’individu avec ses forces et ses faiblesses hissé en rang d’Exemple à la lumière de la Révélation ? On reçoit au fil des pages les réponses à ces questionnements, lesquels suscitent d’autres interrogations qui trouvent réponse quelques lignes plus loin. Les principes éthiques et fondements spirituels qui dictent les agissements du Prophète sont explicités et questionnent notre propre conscience. Aurais-je réagi ainsi dans telle situation ? Comment pourrais-je à l’avenir agir selon tel principe éthique pour être à la fois juste avec autrui et bien dans ma peau ? Finalement, l’ouvrage de Tariq Ramadan est une invitation à la médiation ; il s’agit de méditer les messages universels déduits d’une vie ponctuée par le Verbe de Dieu, par Sa Révélation. Il est question de complicité avec Muhammad (sws) et ses compagnons, de connivence dans le Bien, bref, d’Amour ici bas et dans l’au-delà.

L’image choquante des terroristes du Bataclan tirant à l’aveugle sur hommes, femmes et enfants rappelle à qui l’avait oublié la folie et la violence dont ont fait preuve les hommes à travers l’Histoire

Paix et humilité

Paix et humilité

En cette ère trouble de stigmatisation de l’Islam et de perpétrations d’actes de terreur au nom de Dieu, cette lecture fait un bien immense. L’image choquante des terroristes du Bataclan tirant à l’aveugle sur hommes, femmes et enfants rappelle à qui l’avait oublié la folie et la violence dont ont fait preuve les hommes à travers l’Histoire. Comment expliquer de telles attaques abjectes ? Peu importe finalement les motivations de ces criminels, haine, vengeance, lutte contre les « croisés » etc. Cerveaux lavés ou consciences engagées dans le « combat » abject de Daesh, ils sont mus –sauf exception – par une certitude, celle d’avoir raison, et peut-être même de finir au Paradis. Ce faisant, ils en oublient les principaux enseignements de la vie du Prophète : cultiver l’humilité, éviter la certitude arrogante et faire bon usage de son libre arbitre pour juger de ce qui est Bien et de ce qui ne l’est pas. Or, pour un athée, un bouddhiste ou un musulman faucher la vie d’innocents n’est pas le Bien ; à la connaissance de tous, des individus  sirotant tranquillement leur boisson à la terrasse d’un café ne constituent pas un front de guerriers armés prêts à l’assaut. Rien donc ne justifie une telle barbarie, même l’argument de mener une guerre contre des prétendus ennemis de l’islam. Ces malheureux avaient oublié que même en temps de guerre, dans un contexte d’agression gratuite contre les musulmans de Médine, le Prophète Muhammad (sws) essayait tout d’abord de nouer un dialogue avec ses opposants pour trouver une résolution pacifique aux conflits. Ils ne savaient sans doute pas aussi le respect de la vie de l’Autre – l’étranger, le juif, le chrétien- dont faisait montre Muhammad (sws).  Ils avaient oublié enfin que les femmes et les enfants étaient protégés par les musulmans en temps de guerre, que nul n’était tué s’il n’était point armé et n’avait point l’intention de guerroyer.

Quelle solution apporter à cet égarement, à cet aveuglement sans nom dont font preuve ces terroristes ? Peut-être agir en amont, à travers l’Education, celle de nos jeunes. Leur transmettre la connaissance approfondie de leur religion. Non pas les abrutir avec des rituels sans le Verbe, des interdits sans la philosophie qu’il y a derrière… Peut-être que cette transmission de connaissance pourrait démarrer sur les pas de l’Envoyé.

¹ « Salla Allahu ‘alayhi wa salam »

Chronique de Mya – Quand l’exception américaine s’amenuise et qu’Obama s’en va

01/04/2016 Chroniques

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Obama

Obama

   C’est un jour comme un autre dans ma vie de femme marocaine. Je zappe nonchalamment et tombe sur une des chaines infos en continu du PAF. A la une, la course à l’élection présidentielle américaine avec ses deux candidats phares, Hillary Clinton et Donald Trump. L’info s’attarde sur Donald Trump, un des candidats républicains. Juché derrière sa tribune, il s’étouffe presque avec son flot de paroles et ponctue son discours d’une gestuelle de chauffeur de salle… il n’est décidément pas beau à voir.

«We’re going to do a wall! (…) (and) Mexico is going to pay for the wall! »

Pas beau à entendre non plus …«We’re going to do a wall! (…) (and) Mexico is going to pay for the wall! » il scande cette phrase comme un couperet et reçoit en écho l’enthousiasme débordant de la foule qui l’entoure. Je suis comme sonnée par ces quelques secondes de déclaration : mais quel candidat à la présidence de la première puissance mondiale peut avoir un discours aussi bas de gamme et aussi cash? Il dit littéralement vouloir construire un mur à la frontière mexicaine pour contrer le flux de migrants d’un pays (le Mexique) qui n’exporterait que  drogue, violeurs et criminels. Peut-on raisonnablement entendre ce genre de propos, au XXIè siècle en pleine course à la présidence américaine ? Non pas que ce genre de projets n’ait jamais vu le jour pour d’autres pays (je pense à la honteuse barrière de séparation israélienne), ni qu’il n’ait jamais traversé l’esprit de quelques hommes politiques d’extrême droite, mais le dire brut de décoffrage à la face de l’Amérique, sans filet, sans discours politicien, ça interpelle et ça fait froid dans le dos.

Sans vouloir stigmatiser les électeurs de Trump, il semble que son crédo : « Make America Great again » trouve écho auprès d’une plus large population qu’il n’y parait.

Donald Trump

Je suis doublement estomaquée lorsque j’entends qu’il est le favori parmi les candidats républicains. Ce milliardaire qui a construit sa fortune dans l’immobilier  est avant tout un business man avec à son actif un empire financier dirigé du haut de sa Tour Trump, mais aussi de cuisants échecs. Atlantic city dans le New Jersey, en est un exemple : cette citée  américaine du jeu dénombre des casinos Trump en faillite et une population avec un taux de chômage record, dont une partie pointe à la soupe populaire parce que Monsieur Trump a vu trop grand et qu’il se moque de laisser ses ex-employés sur le banc. Oui, c’est bien le portrait de celui qui, vraisemblablement – d’après les résultats du Super Tuesday- va s’opposer à la très sophistiquée Hilary Clinton.

   Qui donc en Amérique vote pour cette figure repoussante du camp républicain ? Celui qui se présente comme le candidat anti-establishment semble séduire en premier lieu la classe moyenne blanche victime de la pauvreté et de la récession. Trump attise dans leur cœur et dans leur esprit la haine de cette classe politique élitiste qui ne les prend pas en compte. Ses relents de repli protectionniste trouvent aussi preneur auprès d’une classe aisée conservatrice à la fois lassée des gouvernants actuels et taraudée par la peur de l’Autre, « le Mexicain », « le Musulman », « le Noir » etc . Etonnamment, il remporte aussi l’adhésion de jeunes américains, une classe d’électeurs sans doute en perte de repères dans un monde mondialisé et dont l’esprit critique n’est pas encore arrivé à maturité. Sans vouloir stigmatiser les électeurs de Trump, il semble que son crédo : « Make America Great again » trouve écho auprès d’une plus large population qu’il n’y parait.

Le repli maladif vers soi s’est répandu comme une trainée de poudre

   Alors que la campagne présidentielle américaine bat son plein, le boss actuel de l’Amérique lui, prépare son départ. Cet humaniste et un pragmatique à la fois laissera  l’image du  président Afro-Américain aux deux mandats, du communiquant hors pair…et de celui qui porte le costume cravate avec le plus de classe. Il cédera sans doute sa place à Hilary Clinton, car quoiqu’on puisse dire de la popularité de Donald Trump dans le camp républicain, nous gardons espoir, côté marocain, que l’avant-gardisme américain, porteur d’optimisme, pourra continuer d’exister sous l’ère démocrate. Finalement, la montée des populismes n’a pas épargné les plus grandes puissances occidentales, les Etats-Unis y compris. Le repli maladif vers soi s’est répandu comme une trainée de poudre y compris dans un pays issu historiquement de l’immigration. L’ascension de Donald Trump au cours de ces présidentielles américaines a confirmé qu’on ne peut hélas parler ici d’exception américaine.

Guide du Tourisme au Maroc: Tourisme à Ouarzazate

Ouarzazate ville

La porte du désert : c’est comme ça qu’est connue Ouarzazate, une ville du sud du Maroc qui a su remporter sa part de renommée internationale grâce aux nombreux films tournés dans ses environs. Elle contribue également grandement au développement du tourisme au Maroc à travers son histoire et ses traditions. Levons un peu le voile sur ce que recèle cette magnifique cité à travers un guide touristique présentant son histoire, sa culture et ses attraits.

Kasbah de Taourirt : listé dans le patrimoine mondial de l’UNESCO

Le village fortifié avec une Kasbah: Ait Ben Haddou

La palmeraie de Skoura

Place centrale Ouarzazate

Place Centrale Ouarzazate

Place centrale Ouarzazate
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Studio de Cinéma: une renommée internationale

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Traditions, culture et Histoire de la ville: Ouarzazate

Nombreux sont les historiens qui ont cherché dans le passé de la ville et les recherches archéologiques attestent du passage de plusieurs civilisations dans la cité et ses environs. Les traces historiques les plus anciennes sont des gravures remontant à la préhistoire. Par ailleurs, la zone était un passage commercial obligé reliant l’Europe à l’Afrique subsaharienne et les caravanes d’or, d’épices et de tissus ont fréquenté régulièrement la route de Ouarzazate.

Sa fonction de route commerciale incontournable reliant Sijilmassa au Soudan s’est confirmée au cours du VIIIe siècle, et la ville a gagné une importante renommée de ville économique. Lors du règne des Saadiens, la région a pris de l’essor, un essor favorisé par les échanges commerciaux transsahariens. Ce développement a stagné pour décliner avec l’occupation des européens du littoral atlantique du royaume.

La ville de Ouarzazate a su préserver l’essentiel de ses traditions et coutumes ancestrales notamment la production de l’eau de rose, qui tient une place importante dans la culture marocaine.  Cette eau distillée des roses sauvages de Mgoun symbolise l’hospitalité, vu qu’elle est souvent offerte aux invités avant de passer à table. La région est également connue pour ses chants et danses folkloriques notamment Ahwach qui font la fierté des habitants des environs et incarnent la beauté des us de la région et leur côté bon-vivants.

Données géographiques et Climat: Ouarzazate

Ouarzazate se situe dans les vallées d’oued Draa, entourée de montagnes et de plaines arides agrémentées de quelques oasis et points de verdure ; elle offre un panorama unique mariant la terre rouge et des paysages verdoyants.

Le climat de la région est très aride avec une pluviométrie très limitée ne dépassant guère 112 mm. Les hivers se font très froids alors que des chaleurs torrides dominent l’été.

Sites touristiques Incontournables  de la ville/ Lieux à visiter: Ouarzazate

 Ouarzazate attire de nombreux visiteurs qui souhaitent découvrir la porte du désert et ses environs. Certains sites sont incontournables, tels que :

  • Ait Ben Haddou : Il s’agit d’un village fortifié  avec une kasbah qui domine  des maisons et des greniers. Cette forteresse est faite de terre rouge caractéristique de la région, ainsi que de paille et figure dorénavant dans le patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce site est l’un des plus visités non seulement pour sa beauté, mais parce que de nombreux films internationaux y ont été tourné à l’instar de Lawrance d’Arabie et un Thé au Sahara. On décrit ce ksar comme une ville musée et pour s’y rendre il faut parcourir quelques trente km vers le nord de Ouarzazate.
  • Kasbah de Taourirt : Un autre site listé dans le patrimoine mondial de l’UNESCO et qui fait la fierté de Ouarzazate. C’est une Kasbah qui date du XIXe siècle et qui était la résidence principale du pacha Glaoui.  Faite de terre et de paille, elle ressemble de près à un immense château de sable en plein désert. Cette kasbah domine le village de Taourirt qui date du XIIe siècle et qui est toujours peuplé.
  •  Excursions : La ville de Ouarzazate dépend de la vallée de Draa qui se trouve à une cinquantaine de kilomètre seulement de la cité et qui s’étend sur deux cent kilomètres tout au long d’un Oued qui porte le même nom. Une promenade jalonnée de kasbahs, d’oasis et de villages fortifiés d’une grande beauté. Une autre excursion est à prévoir également et qui figure dans le guide de la région : la vallée de Dadès. Celle-ci est réputée pour ses magnifiques Kasbah, la palmeraie de Skoura et surtout pour ses gorges dont la roche est d’un rouge vif. A cette occasion on peut pousser l’aventure jusqu’aux gorges de Todra, le plus important canyon marocain. Il ne faut pas hésiter à poursuivre l’excursion vers Kalaat Mgoun, un village sur la route vers Tinghir qui est réputé pour la production des roses sauvages et qui est célèbre pour son Moussen.

Guide du Tourisme au Maroc: Tourisme à Ifrane

Ifrane

Ifrane dite aussi la petite Suisse, est une cité du moyen Atlas qui se trouve à 1713 mètres    et compte une population totale de 30 000 habitants. Réputée pour son charme typique et incomparable, Ifrane est devenue une destination de choix pour les marocains comme pour les étrangers.

Ville d'Ifrane

Dayat Awa 

Parc National d’Ifrane

Ifrane sous la neige

Traditions, culture et Histoire de la ville

Malgré sa modernité, l’histoire d’Ifrane date de la préhistoire comme en témoignent les grottes de Tizguite qui attestent de la présence de l’homme dans la région il y a quelque 50 000 ans. Par la suite, la ville a été peuplée par les tribus amazighs de l’Atlas notamment Ait M’guild, Ait M’tir et Seghrouchen, des nomades qui vivaient des pâturages de la région. Mais la forme actuelle de la ville a été conçue par le secrétaire général du protectorat Eirik Labonne, et ce en 1928. Il a commencé par mettre en place un centre d’estivage, avant de fonder la municipalité puis la province.

Le choix de l’emplacement de la ville se justifie par le besoin de créer une sorte de cité européenne pour les colons, de même que par la volonté de profiter des ressources naturelles et créer une base militaire afin de pouvoir contrôler la région de Taza et de Tadla et faciliter l’intervention militaire en cas d’hostilités.

En 1993, feu sa majesté le roi Hassan II a imposé la fondation d’une université dans la ville  par décret royal ; elle fut inaugurée en 1995.

Données géographiques et Climat

La ville d’Ifrane, de part sa position géographique au cœur du moyen Atlas, a été plus tournée vers un urbanisme européen d’où le développement de constructions sous forme de chalets qui s’étendent sur une superficie globale de 3573 km², se répartissant entre Ifrane et Azrou. La ville se caractérise par un climat humide et tempéré avec une pluviométrie généreuse atteignant en moyenne les 1498 mm, l’une des plus fortes au Maroc. L’hiver est très rude et se distingue par de fortes chutes de neige, alors que l’été est modérément chaud avec des températures moyennes allant de 20 à 28 C°. De part le climat de la ville, une grande diversité naturelle s’est développée ce qui a favorisé le tourisme écologique dans la région. D’ailleurs de nombreux parcs et daias figurent dans le guide touristique de la région.

Sites touristiques Incontournables  de la ville/ Lieux à visiter

La ville d’Ifrane est des plus fréquentées que ce soit en hiver ou en été notamment par les touristes marocains qui profitent de sa station de ski. Le guide de la cité propose également de nombreux endroits parmi les plus beaux du royaume. Parmi les lieux à visiter à Ifrane :

  • Source Oum Rabii : pas loin d’Ifrane on trouve la source d’une des plus importantes rivières au Maroc, celle d’Oum Rabii, un lieu calme et reposant, propice aux pique-niques.
  • Cascade du refuge : sur la route de la zaouia d’Abdessalam, une cascade généreuse au cœur d’une forêt verdoyante du moyen Atlas. Un endroit idéal pour renouer avec la nature et se ressourcer.
  • Forêt des cèdres : Ifrane est réputée pour ses cèdres qui s’étendent sur plusieurs kilomètres et qui résistent parfaitement au climat rude de la région. Un lieu de toute beauté à découvrir en hiver comme au printemps.
  • Eine Kharzouza : un panorama époustouflant s’offre au visiteur de Eine Kharzouza (entre Ifrane et Azrou).  Lieu réputé pour ses campings, il est de toute beauté et mérite de s’y arrêter.
  • Dayat Awa : Un lac immense qui fait la fierté de la région d’Ifrane et qui recueille des milliers de visiteurs chaque année ; un lieu destiné à la détente, au pique nique et au farniente notamment lors des grosses chaleurs.
  • Parc National d’Ifrane : Créé en 2004, ce parc s’étend sur une superficie de 51.800 ha allant d’Ifrane à Boulmane. Il se distingue par la diversité de sa faune et sa flore ; il comprend 37 espèces de mammifères dont des macaques, 140 espèces d’oiseaux dont quelques rapaces rares et plusieurs espèces d’amphibiens et de reptiles.

Guide du Tourisme au Maroc: Tourisme à Fès

Fès

Le tourisme au Maroc mise sur la variété des paysages du Royaume, entre plage, montagne et désert. Le produit touristique marocain offre un panel de sites, de panoramas et d’endroits de toute beauté qui méritent de s’y arrêter. Les villes impériales ont toujours une place particulière dans le guide du Maroc, car elles racontent l’histoire d’une autre époque, et font revivre la mémoire de gens qui y ont vécu au fil des ères et des ans. L’une de ces villes, réputée pour son patrimoine historique et culturel,  est Fès, la ville des oulemas, de la spiritualité, de l’art et de l’histoire, présentée ici à travers un mini guide relatant les plus importants événements qui ont marqué la ville.

Fès

Ville de Fès

Fès
Madrassa Bouanania

Madrassa Bouanania

Madrassa Bouanania
El Quaraouiyine

El Quaraouiyine: devenue  au Xe siècle un centre d’enseignement et la première université au monde

El Quaraouiyine
Tannerie de fes

Les Tanneries : Il y a celles de Guernize et celle de Bloda dite aussi Chowara

Tannerie de fes

Traditions, Culture et Histoire de la ville

En plein centre du Maroc se situe la ville impériale de Fès,  à 180 km de la ville de Rabat. La cité ancienne remonte au VIIIe siècle à l’époque de la dynastie Idrisside et plus précisément à l’an 789, lorsque Idriss Ier a créé le premier quartier de la médina, dit quartier des andalous. L’emplacement actuel de la ville est dû principalement aux sources d’eau qui ont émergé aux alentours de la ville. Les premiers habitants étaient principalement des andalous expulsés par les omeyyades de la ville de Cordoue en Espagne, suivis d’une autre vague d’immigrants provenant de Kairouan. Fès est devenue au fil des ans une destination pour les chercheurs savants qui fréquentaient les oulemas et les cheikhs de la mosquée Quaraouiyyine, devenue la plus ancienne université du monde.

Si la cité était la capitale du pays lors du règne des Idrissides, elle a perdu ce privilège avec les Almoravides avant de regagner de l’éclat avec les Mérinides en 1250 qui l’ont doté, entre autres, de remparts, de palais, de jardins et d’écoles. La ville est devenue un royaume en soi avec la dynastie Beni Wattas en 1471.

Se succédèrent ensuite les Saadiens et les Alaouites qui ont délaissé la ville en tant que capitale mais ont veillé à y construire mosquées, résidences, ponts et rues pavées… En l’an 1912, Fès est redevenue encore une fois capitale du Maroc et c’est là qu’a été signé le traité de protectorat français et espagnol. Mais peu de temps après, Rabat est choisie comme capitale au lieu de Fès, cette dernière gardant son statut particulier de pôle culturel et religieux du Maroc.

Fès n’est pas une simple ville impériale riche en histoire mais c’est aussi une ville d’art, de spiritualité et de culture. 22 festivals nationaux et internationaux y sont programmés tout au long de l’année et parmi eux le festival de Fès des musiques sacrées du monde qui s’y déroule au mois de juin et le festival de Fès de la culture Soufie qui se tient en avril.

Fès incarne la tradition et les coutumes ancestrales qui se transmettent en génération en génération. En effet c’est l’une des villes marocaines qui a su préserver des habitudes centenaires notamment dans la célébration des mariages et des fiançailles. Le savoir-faire de ses maitres artisans est réputé non seulement au Maroc mais aussi dans le monde, que ce soit le travail de maroquinerie (belgha fassie, babouche, etc.) mais aussi la couture des caftans et des habits traditionnels (jellaba fassiya, caftan fassi, …) ou encore l’orfèvrerie. Des quartiers entiers sont dédiés à l’artisanat dans l’ancienne médina de la ville.

Données géographiques et Climat

Fès compte aujourd’hui 1 050 000 habitants qui se répartissent entre Fès-Eljedid, Fès-Elbali et Dar Dbibegh. Les deux premières régions sont classées patrimoine mondial de l’UNESCO.

La ville se trouve au centre-nord du Maroc, dans la plaine de Saïss qui jouxte la chaîne montagneuse du Moyen Atlas. Sa position géographique a fait de Fès un carrefour entre l’Est et le Nord Est du Royaume d’une part et le Sud-Ouest d’autre part.

Le climat à Fès est un climat méditerranéen  avec des influences montagneuses qui se traduisent par une forte amplitude thermique. Il fait très chaud en été et très froid en hiver. Le printemps et l’automne sont plus doux avec des températures modérées (16 °C minimum  et 29 °C maximum).

Sites touristiques Incontournables  de la ville/ Lieux à visiter

Il y a tant à voir dans la ville de Fès et aucun guide touristique ne rend suffisamment hommage à la cité et à sa mémoire. Mais pour visiter Fès, certains sites demeurent incontournables, parmi eux :

  • La Médina avec ses remparts, ses murailles, ses ruelles arpentées par les mules, ses saqayas, ses riads, ses mosquées, et ses portes : elle constitue un patrimoine qui relate l’histoire de plusieurs dynasties qui se sont succédées dans la ville.
  • Les portes : Pour accéder à la médina ou en sortir de nombreuses portes ont été prévues à cet effet notamment Bab Ftouh, Bab Jdid et Bab Boujloud.
  • Madrassa Bouanania : école datant de la dynastie Mérinide ; elle est réputée pour ses horloges suspendues ; on peut y accéder depuis la rue de Talaa lekbira. Sa construction fut mandatée par Abou Inan Faris en 1350 pour être ouverte cinq ans plus tard.
  • Mausolée Moulay Idriss : C’est le mausolée du deuxième roi de la dynastie Idrisside ; il se trouve en plein cœur de l’ancienne médina de Fès.
  • Les Tanneries : Il y a celles de Guernize et celle de Bloda dite aussi Chowara ;  ce sont des tanneries où les peaux se travaillent à l’ancienne et sont réputées internationalement. Un lieu à visiter impérativement pour voir les procédés ancestraux utilisés pour le travail des peaux destinées à la maroquinerie.
  • El Quaraouiyine : Sa construction date de 859; elle est devenue  au Xe siècle un centre d’enseignement et la première université au monde. De nombreux philosophes, mathématiciens et historiens sont issus de cette université.
  • Les medrassas ; Outre Bouanania, il y a d’autres écoles construites au règne des différentes dynasties du royaume et qui ont fait de la ville la capitale culturelle et spirituelle du Maroc. Il s’agit notamment de Alattarine édifiée en 1323 par le sultan Abou Said et qui est réputée par la beauté de son zellidge, ses vitraux, et ses plafonds. Il y a aussi l’école Bab Elguisa construite au XVIIIe par Sidi Mohamed Ben Abdallah, et medrassa ssafarine qui remonte à l’an 1272, dotée d’un dortoir pour les étudiants venant des régions lointaines du Maroc pour faire leurs études. Il y a également l’école Cherratine édifiée par le sultan Moulay Rachid en 1670 sur les ruines de la médersa Al Labbadine. D’autres écoles comme l’école Mesbahial’école El-Sahrij et l’école Sbaiyine sont là pour attester du rôle de Fès dans le domaine de l’éducation, de la culture et de la religion.

Du 18 au 25 Avril 2015: 9ème édition du Festival de Fès de la Culture Soufie

Festival de Fès Soufie

Esprit du festival et programme

L’esprit du festival soufiefestival du Maroc

Du 18 au 25 Avril 2015 aura lieu la 9ème édition du Festival de Fès de la Culture Soufie. L’esprit de ce festival réside entre autres dans le fait de faire découvrir ou redécouvrir aux Marocains une culture qui est la leur et leur offrir l’accès à une richesse artistique, intellectuelle et spirituelle mais également de faire connaître à l’international une image positive de l’Islam, grâce au langage universel d’ouverture et de paix que prône la voix spirituelle qui l’habite : le Soufisme. Dans cet article vous retrouverez la teneur et le programme de cette 9 ème édition.

Le Festival de Fès de la culture soufie

 

 

 

Festival de Fès Soufie
 
Festival de Fès Soufie

Note de présentation de la 9ème édition du Festival de Fès de la Culture Soufie :

La Religion de l’Amour. De Rabiaa, Ibn Arabî, Rumi à aujourd’hui…

L’Amour a été vécu, chanté, décliné dans toutes les formes de vie et d’action par une chaîne ininterrompue de femmes et d’hommes à travers différentes cultures. L’Amour a été considéré comme la plus haute réalisation de la spiritualité et de la foi. L’Amour du prochain, l’Amour de l’autre, l’Amour du Tout- Autre, et qui nous est pourtant plus proche de nous que nous mêmes . De cet Amour que Rabiaa place au-delà du Paradis et de l’Enfer et dont Rumi atteste de l’embrasement et la dévastation ( « J’étais cru et ensuite cuit, disait-il, je suis maintenant consumé » ) Ibn Arabî attire notre attention sur le fait qu’il restera pour toujours un mystère. C’est pourtant aux pieds de ce guide invisible qu’il remettra les clés de son âme : « En quelques directions que se tournent ses montures l’Amour est ma religion et ma foi ! » De cet Amour que reste-t-il aujourd’hui? Il est , comme disent les Soufis , un océan et une soif intarissables. Il faut se détourner des caricatures imbéciles et mortifères des religions pour se plonger dans les textes , la poésie , les témoignages d’action et de vie, qui en irriguent le cœur et l’esprit. Et se plonger plus encore dans les expériences ineffables et intimes que les gens de l’Amour distillent autour d’eux , tous les jours, hier comme aujourd’hui. Pressé de s’expliquer sur sa déraison le Majnoun de Layla répondait à ses contempteurs qu’il n’y avait de saveur dans la vie que pour ceux dont cet Amour s’est saisi. Mais il reste une question essentielle . Comment cette énergie d’amour peut-elle fonder un vivre ensemble, une société ? Et au-delà encore, dans cette extrême diversité du monde, instiller plus d’empathie ou de fraternité ? C’est à une telle réflexion, à cette agape , que nous sommes cette fois-ci invités .

Par Faouzi Skali
Président du Festival

Programme du  festival soufie 2015 – festival du Maroc

Samedi 18 Avril 

16h

  • Ouverture du Festival.
  • Introduction générale par Faouzi Skali, Roderick Grierson et Bariza Khiari suivie d’un moment musical et artistique.

20h 30

  • Concert : Hommage à Rabiaa Adawiyya
  • Avec Samira Kadiri, Fatim Azzahra Kortobi, Marwane Hajji et Salah Eddîn Mohssine
  • « Dialogues intimes et illuminations »

Dimanche 19 Avril

10h

  • Table ronde et lectures poétiques.
  • « Hommage à Abdelwahhab Meddeb: Instants Soufis ».

16h

  • Table ronde : « Y a-t-il un renouveau du Soufisme dans le Monde Musulman? »

18h30

  • Exposition : Vernissage de l’exposition «A vous de répondre » Programmée par Pascual Jordan, Ingeborg Princess zu Schleswig- Holstein, Rudolf Prince de Lippe au Pavillon des Expositions Fès Saiss

20h30

  • Samaa de la Tariqa Boutchichiyya  Qadiriyya
  • Samaa des Tariqa-s Siqilliyya /Wazzaniyya

 

Lundi 20 Avril

10h

  • Table ronde: “La Religion de l’Amour dans la poésie mystique persane ”

16h

  • Table ronde: ‘“Ecoutez le son du Ney”: Musique du Mevlevi ’Kudsi Erguner  / ‘Visions  Mevlevis: Descriptions orientales et occidentales des groupes derviches’ / Débat  coordonné par Kudsi Erguner, Roderick Grierson et Faouzi Skali

20h30

  • Concert : Aşkın Sesi: “Les chemins de l’Amour”
  •  Kudsi Erguner : concert de Musique Mevlevi pour « Ney »

Mardi 21 Avril

10h

  • Table ronde: ‘Rumi et l’héritage de la Musique Persane’

16h

  • ‘ Rumi et les Mevlevi: Poésies extatiques ’

20h30

  • Samaa de la Tariqa Charqawiyya

Mercredi 22 Avril

10h 

  • Table ronde : « Les fondements scripturaires de la Religion de l’Amour »

16h

  • Table ronde: « Présence de Rabiaa »

20h30

  • Samaa de la Tariqa Rissouniyya « Al Jawhara az Zarqae »

Jeudi 23 Avril

10h

  • Table ronde : « Culture et poésie Soufies Amazigh »

16h

  • Table ronde: « Chantres de l’Amour spirituel d’Orient et d’Occident »

20h30

  • Première partie : Chants et poésie Amazigh
  • Deuxième partie : Samaa de la Tariqa Khalwatiyya du Chaykh Nur Allah Fatih (Turquie).

Vendredi 24 Avril

10h

  • Table ronde : « Textes et poésies de l’Amour spirituel au Maroc et en Andalousie »

16h

  • Table ronde: « Culture et expressions de l’Amour spirituel en Afrique sub-saharienne »

20h30

  • Concert : Chants Soufis d’Alep: Hommage à Jalaluddine Weiss

Samedi 25 Avril 

10h 

  • Table ronde : « Amour et Futuwwa, la voie de la Chevalerie Spirituelle »

16h

  • Concert : Sheikh Hassan Dyck (Allemagne) & Muhabbat Caravan (avec la participation d’Ali Keeler).

20h 30

  • Samaa Soufi et Musique Andalouse.
  • Les grandes voix des Samaa du Maroc et l’ensemble Andalou de Thami Harraq
  •  « La Religion de l’Amour »

Accompagnement poétique et musical des conférences par Katia et Gabrielle Légeret avec la participation de Taghi Akbari et Mohammad- Ali Merati.

 Expositions artistiques:

  • «  A vous de répondre » Programmée par Pascual Jordan, Ingeborg Princess zu Schleswig- Holstein, Rudolf Prince de Lippe

Vernissage le 19 avril 2015 à 18h30 (Pavillon des Expositions Fès Saiss)

  • Exposition Fez Âm’Art avec Fatema Binet Ouakka, Maria Kermadi, Hajjar Alami et Smahane Alaoui du 18 au 25 Avril 2015 (Hôtel Barcelo Fès)

Parmi les conférenciers et personnalités pressentis, (par ordre alphabétique) :

Abdelillah Benarafa, Abdou Hafidi, Abdellah Ouazzani, Abdellali Amrani, Abdourahman Waberi, Abdussamad Romero, Alan Williams, Ahmed Lkhakhlie, Bariza Khiari, Brahim Tijani, Eric Geoffroy, Ghalib Bencheikh, Ikram Benani, Ines Safi, Jaafar Kansoussi, Jane Lewisohn, Katia et Gabrielle Légeret, Kudsi Erguner, Leili Anvar, Leila Badaoui, Leonard Lewisohn, Michael Barry, Mohamed Ghani, Mohammed Dibaji, Mounir El Kadiri, Mustapha Cherif, Olivier De Gandt, Roderick Grierson, Saad El Khiari, Saïda Bennani, Salamatou Sow, Salah Stetiié, Salaheddine Mestaoui, Souada Maoulainine, Suad El Hakim, Thami Harrak, Touria Ikbal, Xavier Guerrand-Hermès…

 L’ensemble des manifestations aura lieu au Musée Batha à l’exception des soirées du Vendredi 24 et du Samedi 25 qui se dérouleront à Bab Al Makina

Pour Plus d’informations: Site du Festival de la culture Soufie

Guide du Tourisme au Maroc: Tourisme à Tanger

Kasbah Tanger

Tanger est l’une des plus importantes villes du royaume et contribue grandement au développement du tourisme au Maroc. De part sa situation géographique, elle a joué différents rôles dans l’histoire du pays. Sa dénomination « ville des étrangers » est due principalement aux successions des colonisations depuis les phéniciens et jusqu’aux arabes en passant par les romains, les vandales, les portugais, les anglais, et les espagnols.  Tanger, cité aux mille facettes,  mérite d’être découverte à travers ce guide succinct.

El Quaraouiyine:devenue  au Xe siècle un centre d’enseignement et la première université au monde

Dar-el-Makhzen : intérieur du palais du sultan 

Cap Spartel - Tanger

Le théâtre Cerventès

Traditions, culture et Histoire de la ville

Le passage des phéniciens est toujours apparent dans la ville ; deux nécropoles sont là pour témoigner de l’histoire d’une cité millénaire. Ceci dit, Tanger n’a été construite réellement qu’au IVe siècle avant JC par les carthaginois qui ont installé un comptoir commercial dans une cité dite à l’époque Tingi. Depuis, elle gagne en importance et en renommée pour devenir la capitale de la Mauritanie Tingitane et ce au cours du IIIe siècle, avant d’être occupée par les vandales deux siècles plus tard et rattachée aux Byzantins au VIe siècle.

Tanger a été le point de départ pour la conquête de l’Espagne en l’an 711 par les troupes menées par Tarik Ibn Ziyad. Mais la convoitise n’a jamais cessé ; Tanger représente un atout stratégique et plusieurs pays se la disputèrent pendant près de cinq siècles. Les Idrissides et les Omeyades, puis les Fatimides suivirent, puis ensuite les Almoravides et les Almohades et les Hafsides de Tunis avant que la ville ne tombe entre les mains des Mérinides.

En 1471, les portugais ont put envahir la ville avant de la céder à l’Angleterre en tant que dot pour Charles II d’Angleterre. Puis en 1684, le sultan Moulay Ismail la récupère après un siège sur la ville. Les rivalités internationales sur la ville ont repris avec force au XIXe siècle en vue de contrôler le détroit de Gibraltar pour aboutir enfin sur la reconnaissance de Tanger en tant que zone internationale en 1923. Ce statut a donné à la ville un rayonnement international sans précédent ; il a duré jusqu’à l’indépendance du Maroc qui signalé le retour de Tanger au Royaume chérifien.

Données géographiques et Climat

Située au nord du Maroc, Tanger domine l’extrémité occidentale du détroit de Gibraltar à une quinzaine de kilomètres des côtes espagnoles. Graduellement elle a gagné du terrain pour englober Cap Spartel et Cap Malabata.

La ville est dominée par un climat méditerranéen modéré influencé par le chergui qui souffle du continent et par les brises océaniques de l’Atlantique. L’hiver à Tanger se caractérise par sa douceur et son humidité (la pluviométrie  varie entre 700 et 1000 mm), alors que l’été est chaud et les températures peuvent grimper jusqu’à 40 °C.

Sites touristiques Incontournables  de la ville/ Lieux à visiter

Visiter Tanger ne peut se faire en une journée, car la ville recèle de nombreux sites qui méritent d s’y arrêter et qui figurent en place d’honneur dans le guide du Maroc :

  • La Kasbah : forteresse qui domine le port et jouxte la médina de Tanger ; elle se distingue par ses petites ruelles et ses nombreuses boutiques et échoppes d’artisans.
  • Dar-el-Makhzen : c’est le palais du sultan ; il se trouve dans la Kasbah de la ville et sa reconstruction date de l’an 1740 lors du règne de Moulay Ismail.
  • La légation des Etats Unis : premier monument américain hors du territoire des Etats Unis. C’est un musée qui recèle des collections de meubles, de miroirs, de peintures, entre autre.
  • Le palais des hôtes : il s’agit de l’ex musée Forbes, légation de Malcom Forbes, qui offre une exposition de statuettes et soldats de plombs retraçant des batailles historiques comme celle de Waterloo ou Dien Bien Phu, entre autres.
  • Le théâtre Cerventès : a vu le jour en 1913 ; s’y sont jouées de grandes pièces de théâtre  et a été le plus grand établissement de son genre dans toute l’Afrique du nord.
  • L’église Saint-Andrew’s : Elle date de 1880, construite dans un style arabo islamique ; même son clocher est inspiré des minarets des mosquées marocaines. Ses portes sont toujours ouvertes à ses fidèles et c’est une occasion pour admirer ses mosaïques.
  • Le palais des institutions italiennes : il reçoit annuellement des concerts et des représentations théâtrales dans un cadre de verdure où des séquoias, des papyrus, des orangers et autres éléments botaniques décorent l’édifice principal dominé par du marbre de Florence, des sculptures en bois, etc.
  • Le port : c’est l’un des plus importants ports du royaume qui reçoit des cargos du monde entier et constitue un portail vers le continent africain. Plusieurs ferries assurent quotidiennement des navettes entre l’Espagne et le Maroc. Son activité est soutenue par un nouveau port, celui de Tanger Med, qui se trouve à une quarantaine kilomètres.
  • Le cap Spartel : à 14km de la ville se situe le cap Spartel , un phare qui donne à la fois sur l’Atlantique et la Méditerranée. Juste au sud de ce site se trouvent les grottes d’Hercules : des cavernes naturelles auxquelles sont liées un mythe grec
  • Le cap Malabata : un promontoire qui se trouve sur une dizaine de km de Tanger et qui renferme un château du XXe siècle conçu dans un style médiéval. Le lieu offre un panorama saisissant sur le détroit et la baie de Tanger.

Guide du Tourisme au Maroc: Tourisme à Chefchaouen

Chefchaouen - ville bleue

Chefchaouen ou Chaouen est une ville au nord du Maroc qui se situe à quelques 600 m d’altitude, nichée sur les monts Kelaa et Meggou dans la chaîne du Rif ; elle abrite près de   35 709 habitants. C’est devenu une destination touristique incontournable qui figure en bonne place dans le guide du Maroc et qui fait honneur au tourisme du pays..

Chefchaouen - Vue aérienne

Le pont de Dieu à Akchour : patrimoine de l'UNESCO

Le bleu caractéristique de la Chefchaouen

Les cascades de Chefchaouen

Traditions, culture et Histoire de la ville

Créée en 1471, Chefchaouen a vu le jour grâce  à Moulay Ali Ben Rachid ;  elle se situe sur la route marchande reliant Tetouan à Fez  dans une région montagneuse difficile d’accès. Elle a également servie pour repousser l’affluence des portugais qui occupaient Ceuta. Les Séfadis qui ont été expulsés d’Espagne au cours du XVe et jusqu’au XVIIe siècle ont été les premiers habitants de la cité, et composent jusqu’à nos jours la majorité du quartier andalou de Chefchaouen.

C’est la dynastie des Banu Rachid, qui était constituée de vassaux des sultans wattassides, qui a gouverné la cité entre 1471 et 1561 ;  elle ne sera réunifiée que plus tard lors du règne des Saadiens.

La ville avec sa kasbah a été interdite aux chrétiens et ce jusqu’en 1920, puis  a été ouverte aux voyageurs dont l’explorateur français Charles Foucauld, Walter Harris ou encore William Summers.

Vers 1924, la révolution du RIF contre l’occupation a pris refuge à Chaouen avec à sa tête Abdelkrim Elkhattabi ; pendant deux ans, les résistants ont tenu bon avant l’invasion espagnole de 1926 qui a pu s’y installer jusqu’à l’indépendance du royaume.

Le nom Chefchaoun ou Chaouen est issu d’un terme amazigh Achawen qui signifie cornes, étant donné que la ville se trouve  entre les monts Kelaa et Meggou.

Aujourd’hui la ville de Chefchaouen fait partie du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.

Données géographiques et Climat

La ville se trouve au cœur d’une zone Montagneuse, elle-même bâtie sur une altitude de   600m et elle connait trois variétés climatiques. Il s’agit notamment d’un climat méditerranéen pluvieux et froid en hiver avec un été chaud et doux. La pluviométrie atteint 800mm et jusqu’à 2000 mm/an et plus rarement des chutes de neige surviennent. Le deuxième type de climat est semi aride enregistré notamment dans la zone côtière alors qu’au sud de la ville c’est un climat humide qui domine,  parfois très froid en hiver (- 14°C).

Sites touristiques Incontournables  de la ville/ Lieux à visiter

Dans le guide touristique du Maroc sont mentionnées toutes les attractions culturelles et naturelles dont recèle Chefchaouen dont :

  • La source de Ras El Maa : une source d’eau pure qui se trouve à près de trois kilomètres du centre de la ville. C’est l’une des principales attractions naturelles qui attirent autant les touristes nationaux qu’étrangers.
  • L’ancienne médina avec la kasbah : dans l’ancienne Médina qui renferme le quartier andalou, on trouve l’ancienne kasbah et ses remparts qui encerclent l’ancienne cité de Chefchaouen.
  • Les cascades et la mosquée de Cherafat.
  • La forêt de Talassemtane : elle compte une grande variété de faune et de flore qui caractérisent la région.
  • La grotte de Toughoubit.
  • Le Pont de Dieu à Akchour : un pont naturel qui s’élève entre deux monts rifains dans la région d’Akchour et qui constitue une destination de choix pour les visiteurs.

Guide du Tourisme au Maroc: Tourisme à Casablanca

Le tourisme au Maroc s’est grandement développé ces dernières années et de nombreuses villes marocaines offrent différents lieux attractifs à visiter. L’une de ces villes est la métropole casablancaise qui occupe une place honorable dans le guide du Maroc, et ce, en développant le tourisme d’affaire, comme celui de villégiature. Pour en savoir plus sur cette cité, voici ci-après un mini guide touristique qui retrace son histoire, ses traditions, et les lieux incontournables à Casablanca.

Casablanca - Vue aérienne

La Mosquée Hassan II : Fondée en 1993

Corniche de Casablanca

Casablanca by night

Traditions, culture et Histoire de la ville

La ville de Casablanca recèle d’importants sites lithiques qui attestent que la cité a été habitée il y a des milliers d’années, mais par manque d’information, l’histoire de la ville demeure imprécise et mystérieuse ;  toutefois, certains historiens s’accordent à dire que la fondation de la cité remonte à l’époque romaine ou phénicienne voire même berbère.

Même le nom de la ville est sujet à controverse ; Casablanca était nommée auparavant Anfa, nom qui peut être d’origine berbère signifiant colline. Ce qui est sûr, c’est que la ville était déjà prospère au XIIe siècle autant par son commerce qu’en tant que port, pour devenir un siècle plus tard un chef-lieu de province convoité par les mérinides et les ouattasides. Par la suite la ville d’Anfa gagnera son indépendance pour se transformer en une république de corsaires.

Au début du 16 ème siècle, Léon l’Africain écrivit dans sa « description de l’Afrique » : «  A l’intérieur d’Anfa, nombreux étaient les temples, les belles boutiques, les hauts palais ainsi qu’on peut le voir et s’en rendre compte à présent d’après les restes que l’on en trouve ». Ces restes sont ceux laissés par les Portugais, après le siège et la destruction de la ville en 1468, en représailles du danger que faisaient courir à leurs navires marchands, les corsaires d’Anfa.

Avec l’arrivée du sultan Sidi Mohamed ben Abdellah vers la moitié du XVIIIe siècle, la cité a regagné de l’intérêt et une mosquée medrassa et un hammam y ont été construits. Puis vers la fin du siècle, la Dar Elbaida est devenue la résidence principale du gouverneur de la région de Chaouia. Au début du XIXe siècle, le port de la ville a été ré-ouvert pour le commerce avec l’Europe, ce qui a conduit au développement économique et démographique de la ville et a permis l’installation d’une cité moderne.

L’histoire de Casablanca a grandement influencé son architecture où le style arabo-andalou cohabite avec l’architecture contemporaine ; le cubisme et l’art déco, entre autres styles,  agrémentent les constructions de la cité. De même, de part son développement, la cité a été marquée par l’afflux de marocains de différentes régions du Maroc : des amazighs, des fassis, des tangérois etc. Elle a été aussi une métropole multiculturelle en accueillant des résidents européens et des résidents d’Afrique subsaharienne.

Données géographiques et Climat

Chef-lieu de la région du Grand Casablanca,  la ville de Casablanca est le cœur de l’économie nationale ; elle longe l’océan atlantique et se situe à quelques 80 km de la capitale administrative Rabat. Au regard de sa situation géographique, la métropole profite d’un climat méditerranéen avec une influence océanique qui lui fait bénéficier d’hivers doux et humides et d’étés chauds.

Sites touristiques Incontournables  de la ville/ Lieux à visiter

La ville de Casablanca offre des lieux attractifs et des réjouissances à même de satisfaire ses visiteurs. Pour visiter Casablanca certains endroits sont à voir impérativement et on les trouve dans chaque guide de la ville et ses environs. Il s’agit notamment de :

  • La corniche : Casablanca est dotée d’une corniche qui s’étend sur plusieurs km, très prisée par les  casablancais. On y trouve aussi de nombreux hôtels, restaurants, piscines, clubs de sport, discothèques, etc.
  • Les plages : La plupart des plages de Casablanca sont publiques mais certaines d’entre elles dépendent d’établissements hôteliers.
  • La Mosquée Hassan II : Fondée en 1993, c’est la deuxième plus vaste mosquée du monde après celle de la Mecque. Financée par une contribution des citoyens à l’échelle nationale, elle se distingue par la beauté de ses arabesques et sa décoration proprement marocaines.
  • Quartier habous : l’un des plus anciens de la ville ; il se distingue par ses arches d’une grande beauté, uniques dans la cité casablancaise.
  • La vieille médina : c’est l’une des plus anciennes zones de la ville de Casablanca ; entourée de hautes murailles, elle est dotée d’un large réseau de ruelles qui longe l’océan et aboutit jusqu’à la mosquée Hassan II.

Guide Tourisme au Maroc: Tourisme à Asilah

Remparts Asilah

Asilah est une petite ville du nord-ouest du Maroc dont la population ne dépasse guère les 30 000 habitants. Elle se trouve à près de 46 km de la ville de Tanger et au fil des ans elle s’est forgée la renommée d’être l’une des plus belles stations balnéaires du royaume. Voici un petit guide pour explorer une des plus belles villes du royaume et l’une des plus actives dans le développement du tourisme au Maroc.

La ville d'Asilah

Le bleu caractéristique de la ville d'Asilah

La médina entourée de remparts édifiés par les portugais

Traditions, culture et Histoire de la ville

Le guide du Maroc en matière de tourisme présente la ville d’Asilah comme une vieille cité avec des constructions blanches dotés de portes et de fenêtres le plus souvent d’un bleu riche. Certes, la ville correspond à cette description, sauf que derrière, il y a toute une histoire. La cité date de plus de deux milles ans et elle a été convoitée et envahie par les carthaginois qui l’ont baptisé Zêli puis par les romains qui l’ont appelé Zilis, et a su vaincre les normands au Xe siècle avant de tomber entre les mains des Omeyades en 972.

La ville a subi les assauts des portugais en 1471 qui ont bâti ses remparts ocres et l’ont appelé Arzila pour y installer par la suite un comptoir commercial des plus stratégiques ; elle a ensuite été colonisée par les espagnols après la bataille des trois rois en 1578, pour être enfin reprise par le sultan Moulay Ismail au XVIIe siècle.

Et l’histoire continue avec l’arrivée du célèbre bandit du rif Raissouni qui a fait d’Asilah son repère avant d’être expulsé par les espagnols en 1924 ; ces derniers feront main basse sur la ville jusqu’à la célébration de l’indépendance du royaume et l’intégration définitive de la ville au Maroc.

Données géographiques et Climat

La ville d’Assilah est perchée sur une colline et donne directement sur l’océan atlantique, elle se situe à 46 km seulement de Tanger. La cité  est dotée d’un climat océanique modéré, offrant plus de 300 jours d’ensoleillement tout au long de l’année. La météo est tempérée et humide en hiver et douce en été, sans excès de température notable, de quoi satisfaire les adeptes des activités en plein air.

Sites touristiques Incontournables  de la ville/ Lieux à visiter

Ci-dessous un mini guide touristique retraçant les endroits incontournables d’Asilah :

  • La Médina : accessible via trois portails monumentaux, la médina a un charme inédit. Elle se caractérise par son dédale de ruelles qui mène un peu partout ; elle est très propre, très calme et très festive avec ses dessins muraux peints par des artistes locaux et internationaux. La médina est entourée de remparts édifiés par les portugais afin de la protéger contre les invasions maritimes. Elle renferme des boutiques, des artisans et toute une vie socioculturelle qui s’est développée dans son enceinte. Pour ce qui est des portes, la première est dite Bab El Houmar (porte de la terre) qui borde les maisonnées de l’ancienne médina, la seconde est Bab el Bahr qui permet d’accéder aux remparts et la troisième est Bab El Kasbah qui a été édifiée par les espagnols et qui donne accès aux différents espaces culturels de la médina.
  • Borj El Kamra : il s’agit d’une tour portugaise qui est l’un des monuments les plus visibles d’Assilah.
  • Bourj El Krekiya : une citadelle d’une grande beauté qui permet d’avoir une belle vue sur l’océan et les alentours de la médina.
  • Le palais de Raïssouni : sa construction date du XXe siècle ; il est conçu dans un style arabo-andalou d’une grande beauté. Il a été la résidence principale du célèbre brigand Moulay Ahmed Raissouni. Il renferme aujourd’hui  un centre culturel.
  • Les alentours d’Assilah : Les environs de la ville recèlent des merveilles comme la plage de Rmilat, une étendue sauvage se situant à quatre kilomètres de la ville. Il ne faut pas manquer aussi de faire un saut du côté du cromlech de M’soura, un site contenant 170 menhirs composant un cercle autours d’un tertre de 55m de diamètre. Ce site se trouve à 25 km de la ville.

Guide Tourisme au Maroc: Tourisme à Dakhla

Le tourisme au Maroc mise sur la diversité des panoramas et sur le patrimoine naturel et culturel du Royaume. L’une de ses destinations phare est la ville de Dakhla qui est devenue incontournable dans tout guide touristique.  Pour mieux connaitre la ville, ci-après un petit guide de la cité.

Une des Plages désertiques de Dakhla

Vue aérienne Dakhla

Aéroport de Dakhla

Traditions, culture et Histoire de la ville

La fondation de la ville de Dakhla ne date que de 1884 alors que les provinces du sud marocain étaient colonisées par l’Espagne qui en faisait usage en tant que comptoir de pêche. A sa création, la cité portait le nom de la villa Cisneros et lors des années  40 à 60, les avions européens y faisaient escale avant de continuer leurs chemins vers l’Amérique Latine. Mais après l’indépendance du Maroc et après la célèbre marche verte, Dakhla comme les autres villes du Sahara, a rejoint la mère patrie. Elle est aujourd’hui la capitale de la région Oued Ed-Dahab-Lagouira.

Au cours  du mois de février  la ville de Dakhla organise  le « Festival Mer et Désert de Dakhla»,  un carrefour incontournable pour les sportifs et les artistes avec au programme  musique, chant, windsurf, kitesurf et surf entre autres activités et distractions.

Données géographiques

Dakhla se situe à quelques 650 km au sud de Laayoun, elle se place sur une péninsule dite Rio de Oro d’une étendue de 40 km, longeant la côte atlantique.

Sites touristiques Incontournables  de la ville/ Lieux à visiter

Visiter Dakhla c’est l’occasion de profiter de magnifiques paysages du littoral sud du Maroc ; avec ses étendues illimitées de sables blanc, la ville offre des plages propices à la baignade, mais aussi à de nombreuses activités nautiques comme la glisse, la pêche, etc. La cité renferme de nombreux sites qui figurent parmi les endroits incontournables du Maroc, tels que :

  • Les plages de Dakhla : des kilomètres et des kilomètres de sable s’étendent au nord de la ville pour composer de magnifiques plages désertiques composant un tableau de charme pour les baigneurs qui souhaitent profiter du soleil quelle que soit la saison et des eaux turquoises où on peut observer à l’occasion des dauphins et des tortues marines. Les surfeurs trouvent aussi leur bonheur à Foum Elbouir où le promeneur peut longer la plage jusqu’à la pointe du dragon. Par ailleurs, il ne faut pas rater l’opportunité d’aller jusqu’à la plage de Puertito ou celle de Porto Rico  pour organiser un vrai bivouac saharien inoubliable.
  • Excursions a Dakhla : les visiteurs peuvent se rendre à l’Ile Herné dite aussi du dragon qui compte un nombre impressionnant de curiosités géologiques accessible à marrée basse à pieds. En visitant Dakhla on ne peut manquer de découvrir la dune blanche au cœur d’un lagon composant un site naturel inédit qu’on peut explorer à quelques 30 km sur la route de la  Mauritanie. On peut aussi admirer les flamands rouges qui ont élu refuge dans les alentours de la ville formant un paysage impressionnant de beauté.
  • L’île Majdouline : on peut explorer l’île comme on peut s’y adonner à la pêche aux coquillages et s’offrir un moment de bien être grâce à un bain d’argile blanche.
  • La source Asmaa offre des eaux chaudes sulfureuses, au cœur du désert…
  • En Février, ne manquez pas le « Festival Mer et Désert de Dakhla », rendez-vous annuel des sportifs et des artistes de renommée mondiale!

Dakhla est accessible en avion, l’aéroport se trouvant à 5km du centre-ville. À moins d’être motorisés, il est préférable d’opter pour la solution aérienne car Dakhla est située à 524 km de Laâyoune, à 842 km de Tan Tan au sud et à 1700 km de Casablanca au nord.

Guide Tourisme au Maroc: Tourisme à Rabat

Medina Rabat

Rabat une ville à vocation politique et administrative qui a gagné graduellement une place de choix dans le guide du Maroc. Comptant parmi les cités impériales, elle est riche en histoire et en culture ; en 2013, elle était deuxième du classement de la CNN des meilleures destinations touristiques dans le monde. Son rayonnement est lié à un événement notable, à savoir, le festival Mawazine qui gagne en notoriété d’année en année grâce à la présence de nombreux artistes internationaux.

La Médina de Rabat

Le parc Ibn-Sina - Rabat

Tour Hassan - Rabat

Nécropole de Chellah - Rabat

Traditions, culture et histoire de la ville

Au nord de la cité romaine Sala Colonia connue sous le nom de Chella, Rabat a vu le jour sous le règne des Almohades et plus précisément sous le règne du sultan Abd Almoumen, et ce, en l’an 1150. Le choix du site était évident, donnant sur l’Atlantique et étant au versant du Bouregreg, permettant d’avoir ainsi une vue d’ensemble sur les environs. C’est sur cette position de défense naturelle que fut édifiée une forteresse dite Ribat Al fath d’où est tiré le nom actuel de la ville et qui symbolise la conquête de Andalousie. Parmi les premiers édifices construits à cette époque la citadelle dite Kasbah des Oudaia et les remparts entourant et protégeant la ville. Avec l’accession de Yacoub El Mansour au trône, l’empire des Almohades s’étendait de Castille à Tripoli et Ribat Al fath comptait à son actif des portes grandioses, des murailles imposantes et une mosquée impressionnante, Hassan, qui est demeurée inachevée.

Au XVIIe siècle et plus exactement depuis 1610, la ville a connu un grand afflux de réfugiés provenant d’Andalousie qui se sont installés dans la Kasbah et ont stimulé le commerce et l’artisanat dans la cité, de même qu’ils ont construit la muraille andalouse.  Pendant cette période la ville a gagné une certaine renommée auprès des européens qui l’appelaient Salé le Neuf. Mais au cours des deux siècles suivants Rabat a été négligée perdant ainsi de son éclat. Avec le début du siècle passé, et plus précisément en 1912, le général Lyautey a décidé de faire de Rabat la capitale administrative du Maroc et le roi Mohammed V l’a gardée comme telle.

Données géographiques et Climat

La ville de Rabat se trouve au bord de l’océan Atlantique tout en faisant face à la ville de Salé dont elle est séparée par le fleuve de Bouregreg. De part son emplacement, la ville bénéficie d’un climat méditerranéen avec un hiver froid et pluvieux et un été plutôt chaud et étouffant notamment lorsque le Chergui souffle de l’intérieur du pays sur la ville et apporte des bouffées d’air désertique.

 Sites touristiques Incontournables  de la ville/ Lieux à visiter

Parmi les lieux qui font l’unanimité et qui figurent en bonne place dans tous les guides touristiques, on trouve :

  • La médina: on ne peut prétendre avoir visité Rabat sans avoir arpenté sa médina, dont la construction remonte au XVIIe siècle. La médina compte également un marché, souk d’essebt, se situant dans la rue des consuls.
  • Le parc Ibn-Sina: Souvent appelé parc Hilton vu qu’il jouxte l’établissement hôtelier du même nom, il compte bon nombre de plantations principalement des pins et des eucalyptus. Il attire de nombreux visiteurs en quête de verdure dans une ville moderne et contemporaine dominée par les différents édifices et constructions.
  • La tour Hassan: Elle constitue le minaret d’une mosquée qui date du règne de Yacoub Elmansour. Aujourd’hui on y trouve à proximité le mausolée de feu Mohamed V.
  • Nécropole de Chellah: une cité phénicienne, carthaginoise et romaine ; elle a été dûment bâtie en l’an 1339.
  • Les portes de Rabat: Bab Erouah  et Bab Oudaia sont de magnifiques portails qui donnent accès à la ville de l’époque des Almohades

Guide Tourisme au Maroc: Tourisme à Essaouira

Port Essaouira

Essaouira est dite la bien gardée en amazigh « Tassourte » et la bien dessinée en arabe Alsuwayra ; c’est l’une des plus belles villes du Maroc comme en atteste l’afflux des touristes et leurs louanges qui l’ont transformée en un pilier du tourisme du Maroc. La ville, qui compte aujourd’hui près de 700 000 habitants est souvent citée comme le paradis des surfeurs ; c’est une ville de charme, de culture et d’histoire à découvrir à travers ce mini guide !

La Kasbah d'Essaouira

Le Port d'Essaouira

Les Plages d'Essaouira: Incontournables pour les amateurs de sport

La Médina d'Essaouira

Traditions, culture et Histoire de la ville

Essaouira est une ville ancienne dont l’histoire remonte à l’antiquité : déjà les marchands puniques vers 814 avant JC traitaient avec le peuple indigène, et les historiens comme les grands voyageurs de cette époque évoquaient la fondation d’une colonie et son peuplement ; de même des recherches archéologiques attestent de la présence des phéniciens à une certaine époque dans la région. Se succédèrent ensuite les berbères et les romains qui y sont restés jusqu’au Ve siècle.

Les grands changements surviennent au XIVe siècle lorsque les portugais ont reconnu les ressources et les opportunités qu’offrait la ville d’Essaouira baptisée à l’époque Mogdura, une déformation du nom d’un marabout local, Sidi Mogdoul. A cette époque, ils ont créé un comptoir commercial, puis un port et des remparts dont on trouve les vestiges jusqu’à nos jours.

L’histoire de la ville est marquée par la présence des juifs qui y détenaient leurs propres commerces et même un quartier entier dit Mellah. Ils jouaient le rôle d’intermédiaire entre le Sultan et les commerçants étrangers et étaient même les seuls à leur vendre du blé, chose interdite aux musulmans.

Lors du règne de Sidi Mohamed Ibn Abdellah, la ville s’est forgée une vocation navale des plus solides. Le sultan lui-même s’est chargé de superviser la construction du port et de la Kasbah puis plus tard de la médina et des remparts qui protègent la ville. Depuis Essaouira n’a cessé de prospérer à tel point qu’on l’appelait le port de Tombouctou, surtout que la bourgeoisie y accourait pour acquérir bijoux, épices et tissus fins. Vers la moitié du XIXe siècle, la cité a perdu de son éclat au profit d’autres villes marocaines, notamment sa vocation économique, pour se créer progressivement une renommée mondiale, cette fois-ci  touristique et culturelle, mettant à profit sa médina qui fait partie dorénavant du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Données géographiques et Climat

La ville d’Essaouira se trouve face à l’Atlantique, elle se situe à 360 km au sud de Casablanca et à 173 km au nord d’Agadir. Elle bénéficie d’un climat doux tout au long de l’année ; d’ailleurs la température moyenne en été oscille entre 18 et 28 °C, alors qu’en hiver elle baisse rarement en-dessous de 10 °C. Essaouira est baptisée la cité du vent, au vu des alizés qui soufflent sur la ville, ce qui en fait le paradis des véliplanchistes.

Sites touristiques Incontournables de la ville/ Lieux à visiter

Le guide du Maroc propose Essaouira comme destination incontournable dans pratiquement chaque circuit. D’ailleurs elle est toujours à la hauteur des attentes de ses visiteurs. La cité a gagné une renommée notamment grâce à ses meetings culturels et artistiques et plus encore après la mise en marche de son célèbre festival annuel de Gnawa. C’est une belle ville qui mérite le détour à tout moment de l’année pour admirer ses monuments et ses sites historiques de même que pour goûter à la beauté de ses panoramas et les délices de sa gastronomie. Pour visiter Esaouira on peut commencer par :

  • La kasbah : Composé d’une sqala qui correspond à une batterie antique où s’alignent des canons portugais. Les remparts quant à eux datent de l’époque du règne du sultan Sidi Mohammed Ben Abdallah qui les a construits pour protéger la ville vulnérable à l’époque.
  • Le port : Comptant des centaines de petites embarcations qui pêchent des sardines tout au long de la côte d’Essaouira, pour les revendre directement aux consommateurs dans le marché ou sur le port lui-même. D’ailleurs la ville est réputée pour ses tagines aux sardines et ses grillades de poissons.
  • Les plages de la ville et les sports nautiques : étant donné le caractère venteux d’Essaouira, elle attire professionnels et amateurs du windsurf et du kitesurf; d’ailleurs la ville constitue une étape de la Coupe du Monde de Kitesurf. La corniche de Mogador est propice pour une ballade ou pour s’exercer aux sports nautiques. Pour admirer la beauté inédite des environs, on peut visiter les îlots ou explorer la plage vierge dite Sidi Kaouki unique en son genre est qui se situe à 25km au sud d’Essaouira.
  • La médina : Le visiteur peut flâner le long des ruelles qui composent une mosaïque dans l’ancienne médina où de petites échoppes côtoient des restaurants et des boutiques d’artisans maniant le bois de thuya (très répandu dans la région), le cuir, le cuivre, l’argent, etc. Les artisans peintre ont également éluent domicile dans cette partie de la ville: ils s’installent au détour d’une ruelle, sur la terrasse d’un café ou dans une petite boutique pour peindre.
  • Les plantations d’arganier : des étendues illimitées de champs d’arganiers entourent la ville et figurent en bonne place dans le guide touristique de la région. Elles sont accessibles au touriste souhaitant goûter cette huile d’Argan aux milles vertus.

Guide Tourisme au Maroc: Tourisme à Marrakech

Place Jamâa El Fna

L’impériale Marrakech est la première destination touristique au Maroc, une réputation non usurpée et qui se fait mondiale grâce à la beauté de son histoire, ses monuments, ses coutumes et ses traditions mais surtout à la gentillesse et l’hospitalité de ses habitants. Une beauté et une authenticité qui font honneur au tourisme au Maroc.

La Koutoubia de Marrakech (Medina)

Place Jamâa El Fna - patrimoine mondiale de l’UNESCO

Les jardins de la Menara qui remonte au XIIe siècle

La Mosquée Elmouassine qui date du XIIe siècle

La vallée d’Ourika qui se trouve à quelques 30 km de la ville

Village Lalla-Takerkoust, situé à environ 30 min de Marrakech

Traditions, culture et Histoire de la ville

Le guide du Maroc relate l’histoire riche et ensorcelante de la ville ocre qui depuis toujours a fait compétition à Fès sur le statut de  capitale du royaume.

La fondation de Marrakech remonte à l’an 454 de l’Hégire soit1062 de l’ère chrétienne par Youssef Ibn Tachfine qui est le premier sultan de la dynastie Almoravide qui a succédé aux Idrissides à Fès.

De son vécu puis celui de son fils la cité est devenue un phare culturel et religieux pour le Maghreb, l’Andalousie et même l’Afrique noire. Ali Ben Youssef qui a succédé à son père s’est chargé de fortifier la ville et de la protéger en bâtissant des remparts qui s’étendent sur plusieurs kilomètres faits à partir de tabiya (mélange de sable rose local et de chaux). Il a également construit des mosquées et des médersas qui sont toujours présentes.

Le rayonnement de la ville a atteint son apothéose avec l’arrivée des Almohades à la tête du royaume et plus précisément avec Yacoub Al Mansour qui a achevé la construction de la Koutoubia la mosquée la plus célèbre de la ville et même de l’Andalousie. En l’an 1269 les mérinides reprennent le pouvoir pour délaisser Marrakech au profit de Fès  avant l’apparition des Saadiens en 1529 dont le Sultan Mohamed El Mahdi fait encore une fois de Marrakech la capitale du royaume en 1551. A cette époque les saadiens se sont chargés de reconstruire la ville qui retrouve graduellement ses fastes d’antan et parmi leurs plus importantes réalisations: le palais Badi édifié par Ahmed El Mansour Eddahbi qui a développé le commerce de l’or avec le Soudan.

Vient par la suit l’ère de la dynastie Alaouite et Moulay Ismail qui a choisi Meknès comme nouvelle capitale. Puis vint le tour de Rabat en 1912.

Si aujourd’hui Marrakech n’est plus la capitale administrative, elle a toujours son importance dans le tourisme et il suffit de noter que le Maroc tire son nom de cette ville impériale. Ses remparts tranchent avec les sommets enneigés de l’Atlas. Elle incarne l’exotisme, l’authenticité et le charme comme nulle part ailleurs.

Ses habitants sont issus des tribus de la chaîne montagneuse de l’Atlas mais aussi des nomades du Sahara, des esclaves qui étaient acheminés vers le royaume et d’autres peuplades du Maghreb et des pays subsahariens. Un métissage qui a enrichit la ville et sa culture. Aujourd’hui on les appelle Bahja car souriants, sympathiques et souvent de bonne humeur ils inspirent la joie de vivre même lorsque la vie se fait dure.

La région est également réputée pour sa gastronomie qui puise dans les produits frais, les épices et les huiles notamment d’olive et d’argan pour composer les plus délicieux mets notamment la célèbre Tanjiya qui est intimement liée à la ville de Marrakech.

Sinon la renommée de Marrakech s’étend également au domaine culturel, ainsi chaque année on y célèbre un certain nombre d’événements comme le festival national des arts populaires de Marrakech qui a lieu en mois de juillet. Il y a aussi le festival international du film qui se déroule au mois de décembre et qui attire annuellement des célébrités du monde entier. D’autres festivals font également leur place:  le festival  du rire, le festival Alwan’art et le  festival Samaa des musiques sacrées.

Données géographiques et Climat

Située sur la plaine du Haouz, centre de la région Marrakech Tensift Al Haouz, la ville de Marrakech se trouve à 323.5 km de la capitale Rabat.

Concernant le climat dominant, les hivers sont assez frais en matinée pour se chauffer graduellement et atteindre les 18 °C alors que les étés sont très chauds et la chaleur dépasse aisément les 40 °C.

Sites touristiques Incontournables  de la ville/ Lieux à visiter

Il y a tant à voir et à visiter à Marrakech, des monuments, des sites naturels, des panoramas à admirer à l’intérieur et aux alentours de la ville ocre, font rêver les touristes et les visiteurs. Parmi les sites qui figurent dans la quasi-totalité des guides on cite :

  • La Médina de Marrakech : elle enferme le quartier historique de Marrakech avec ses palais, ses mosquées, ses medrasas et ses musées. Parmi ces monuments il y a la koutoubia, la mosquée Elmouassine qui date du XIIe siècle, Medrassa Ben Youssef, la Quobba Almoravide, palais de la Bahia, palais El Badi, le musée Dar Sidi Said, entre autres.
  • Place Jamâa El Fna : Elle figure en bonne place dans le guide touristique de Marrakech, d’ailleurs elle fait partie du patrimoine mondiale de l’UNESCO. Son existence date du XIe siècle et on y trouve un peu de tout, des restaurants en plein air, des conteurs, des charmeurs de serpents, des musiciens, des acrobates, etc.
  • Les jardins : Marrakech recèle de magnifiques jardins et ce malgré le caractère désertique de son climat et sa rudesse. Le guide du Maroc liste  les jardins de la Menara qui remonte au XIIe siècle, de même que les jardins d’Agdal, tandis que le jardin de Majorelle l’un des plus beaux de la cité ocre ne date que du XXe siècle.
  • Les alentours de Marrakech : Il y a tant à admirer dans l’enceinte même de la ville mais bon nombre de visiteurs profitent de la nature environnante de Marrakech. A commencer par la vallée d’Ourika qui se trouve à quelques 30 km de la ville et qui est une destination de choix pour les amateurs de verdure; avec sa rivière elle constitue un lieu calme et propice pour les pique-niques. La vallée d’Asni Ouirgane mérite également le détour et elle se trouve à quelques 30 km de la cité ocre. Un peu plus loin à près de 74 km on peut faire du ski dans la station d’Oukaimden, de même que l’on peut admirer les gravures rupestres de la zone. Sinon à 70 km au sud de Marrakech s’étend le parc national de Toubkal qui constitue une attractivité des plus intéressantes. Vous pouvez également profiter d’un détour au village Lalla-Takerkoust, situé à environ 30 min de Marrakech, où vous trouverez un lac artificiel attenant à un barrage construit pendant les années de protectorat.
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